Eglise catholique au Togo : blog d'un prêtre de Lomé !

Cesse de pleurer, j'ai une bonne nouvelle pour toi !

Homélie du 11ème dimanche du temps ordinaire année B :
Ez 17, 22-24 ; Ps 91 ; 2Co 5, 6-10 ; Mc 4, 26-34.


Un bébé qui a faim ou qui a besoin de sa mère, pleure. Un petit enfant qui se sent contrarié, met le pouce dans la bouche. Au cours primaire, quand on a des difficultés à trouver la solution à un exercice, on mange le capuchon de son stylo – son bic. Un adolescent qui se fâche avec ses parents, va se confier à ses camarades de bande. Un jeune qui ne se retrouve plus dans la vie, se console dans les bras de son amour. Un adulte qui a tous les problèmes du monde se met à réfléchir et à réfléchir jusqu’à faire une crise. Et la vie continue avec ses difficultés et aussi ses joies.


Il est donc clair que dès le premier jour de notre venue au monde jusqu’à la dernière heure, nous serons toujours confronter à des situations douloureuses, à des problèmes à résoudre. Peut-être c’est pour cette raison que l’enfant qui vient au monde pleure !


Les enfants pleurent, les jeunes pleurent, les adultes pleurent, nous tous nous pleurons parce que nous sommes fatigués de souffrir, nous pleurons parce que nos volontés ne se réalisent pas, nous pleurons parce que nous avons des difficultés à trouver du travail, des difficultés à trouver un mari ou une femme, des difficultés à trouver de l’argent pour vivre décemment. Nous pleurons parce qu’il nous semble que Dieu n’est pas là.


En effet, face à la souffrance, face à l’expérience du mal, de la douleur, de la mort, la grande question du chrétien est : où est-il mon Dieu ? Dieu me voit-il souffrir ? Pourquoi Dieu se tait ?


Saint Paul nous répond, dans la deuxième lecture : « nous sommes en exil loin du Seigneur tant que nous habitons ce corps ». Etre en exil, c’est être étranger loin de sa terre natale.  Et on dit en éwé : Dumégnon mésua ahoé o ! (Quel que soit le bonheur qu’on connaît à l’étranger, la terre étrangère ne peut pas égaler la terre natale) ou Akplé gan loto mé hona vi lé vino si o ! C’est donc parce que nous sommes des exilés sur la terre que nous connaissons la souffrance et les soucis. Et Saint Paul continue en nous invitant à avoir pleine confiance car notre Dieu ne nous oublie pas, notre Dieu ne nous abandonne pas.


Oui mon frère, ma sœur cesse aujourd’hui tes larmes car ton Dieu t’aime, il connaît ta souffrance. Notre Dieu sait ce qui fera le bonheur de chacun et il le fera pour nous tous.

 

Chers frères et sœurs, peut-être tu te sens abattu par l’échec de ton mariage, de tes projets, tu es fatigué des trahisons et jalousies, tu as de la peine à supporter le regard des autres parce que tous pensent que tu es un vaurien, n’aie pas peur, car Dieu dit : « tu deviendras un cèdre magnifique ».

 

 

Alors toi qui pleure, cesse aujourd’hui tes larmes car ton Dieu t’aime, il connaît ta souffrance. Notre Dieu sait ce qui fera le bonheur de chacun et il le fera pour nous tous.

 

Peut-être tu te sens abattu par l’échec de ton mariage, l’échec de tes projets, tu es fatigué des trahisons et jalousies, tu es triste parce que tous tes enfants sont encore à la maison sans espoir de trouver un travail, tu as de la peine à supporter le regard des autres parce que tous pensent que tu es un vaurien. N’aie pas peur, car Dieu dit : « tu deviendras un cèdre magnifique », une personne épanouie.

 

Notre Dieu n’a pas de projet d’échec sur la vie de personne puisqu’il dit : « je relève l’arbre renversé, je fais reverdir l’arbre sec. Moi, le Seigneur Dieu, je l’ai dit, et je le ferai ».

 

Dieu l’a dit et il le fera, il le fera à son temps. Il nous faut donc laisser à Dieu le temps de faire le ménage dans notre vie. Mettons en Dieu notre espérance et laissons-lui le temps de consoler notre cœur, de panser nos blessures, de guérir nos infirmités. Abandonnons notre vie dans les mains de Dieu afin qu’il y sème des grains de consolation, des grains de réussite, des grains d’amour. Et comme il faut du temps pour que le grain planté porte du fruit, prenons courage et affrontons la vie en ayant les yeux fixés sur Jésus-Christ. 

 

Pour finir, n’oublions pas que dans la vie nous avons deux choix le matin au réveil : Soit tu te recouches pour continuer à rêver. Soit tu te lèves pour réaliser tes rêves avec la grâce de Dieu. Amen

 

Romain Séménou, diacre

le 15 juin 2012



16/06/2012
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